Blogue de Francine

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Y’a pas de demi

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 11:12 on Dimanche, octobre 9, 2016

Tu vis ta vie bien tranquille et tout à coup, y’a une situation que te fais réfléchir sur une réalité qui n’est pas nécessairement la tienne mais change ta vision des choses.  J’ai une belle grande fille.  Son père a eu d’autres enfants.  J’ai tendance à dire qu’ils sont demi-frères et demi-soeurs.  Génétiquement parlant, j’ai raison mais ce n’est pas le terme à utiliser puisqu’il ne représente pas leur réalité.  Le demi explique la relation cellulaire.  Ça n’a tellement rien à voir avec la relation affective.  Ma fille, sa soeur et son frère n’ont rien à foutre des chromosomes, ils sont frères et soeurs dans la vie.  Ils s’aiment et apprennent à se connaître de plus en plus.  Ça me remplis de bonheur.  Ils composent avec la décision de leurs parents et n’ont rien à voir là-dedans.  Ils subissent mais en tire le positif.  Je suis fière de ces jeunes qui font un pieds de nez aux petites guerres (ou grande des fois) des parents. Ils ont grandis en prenant le meilleur de leur milieu de vie et sont maintenant prêt à construire leur propre monde.  Bravo mes jeunes, je vous admire de passer par dessus les rancoeurs, les colères et le vieux démons qui peuplent la vie de vos parents.  Ça ne vous appartient pas et je suis fière de vous!  Même pour moi le mot demi ne s’applique pas.  Je ne suis même pas votre demi maman.  Ça existe pas.  Je suis entière.  Je peut être entièrement votre amie ;)

L’écrin

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 8:43 on Vendredi, juillet 8, 2016

Je suis petite de grandeur et je ne me trouve pas moche. Mais!  Mais je suis grassette pour ma grandeur.  Mais je suis loin des modèles qu’on nous garoche dans les revues.  Mais je ne fais pas tourner les têtes sur une plage.  Mais j’ai envie de parler du “et”.

Je suis jolie et je suis en santé. Et je suis heureuse d’avoir mis un enfant au monde. Mais ça laisse des marques.  Et les marques sur mon corps témoignent que je ne suis pas futile et que de donner la vie est important pour moi.  Et si c’est important, ça veut dire que je n’ai même pas pensé aux ravages de la grossesse parce je crois profondément en la vie.  Et ça prouve que j’ai du coeur.  Je suis capable de m’oublier pour le bien-être des autres.

Je vous ai parlé du Oups?  Il englobe le “mais” et le “et”.

Enlevons certains “mais” et “et”!

Je suis celle qui accepte mon corps qui porte la marque de tant d’amour.  Je suis celle qui a choisi de se donner pour que le monde progresse.  Je suis celle qui a compris que les modèles véhiculés par les magazines ne représentait pas la vrai vie.  Je suis celle qui a décidé de m’aimer peu importe mes bourrelets, mes cheveux trop crépus, mon nez trop large, mes yeux trop petits…..  Trop! Peu! Ces mots sont dévastateurs aussi…

Attention, y’a pas juste celles qui ont enfanté là!  Nenon!  Elle peut être ronde, maigre, grande, petite! Elle est belle dans ce qu’elle est, ni plus, ni moins…

Hey mes copines!  Vous n’êtes ni trop, ni trop peu.  Vous êtes!  Vous êtes belles!  Vous êtes bien!  Vous êtes la base d’une vie, vos vergetures soutiennent le monde.  Elles sont les marques qui relient la vie que vous avez donner avec le ciel.  Vous apportez tellement aux gens qui vous entourent!  VOUS ÊTES!  Là est la seule importance!  J’ai pleuré tant de fois en lisant des témoignages de femmes qui se jugeaient durement sur les critères imbéciles de ceux qui ont instauré ces standards dénués de vie.

Quand je rencontre une rondelette, je me dis qu’elle est magnifique! Une maigrichonne aussi…  Le corps n’est qu’un écrin…  Peu importe sa dimension, il dévoile un trésor!

Ne pleurez plus sur votre apparence, bénissez cet écrin qui renferme quelque chose d’inestimable…

J’ai choisi de pleurer…

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 9:35 on Jeudi, juin 2, 2016

image.jpegBon, j’en conviens, pour monsieur et madame tous le monde la phrase “J’ai choisi de pleurer” n’est pas normale.  Qui choisi délibérément de pleurer, de se créer un malheur?  Pour les amoureux des animaux, cette affirmation a un certain sens.

Pour ma part, quand j’ai choisi d’avoir des animaux dans ma vie, j’ai accepté de pleurer le jour de leur départ. On m’a déjà dit que c’était un peu maso d’avoir un animal dans notre vie 10 ou 15 ans, de s’y attacher et de souffrir de leur mort.

Je me suis questionnée!  Ouin, est-ce que ça vaut toutes mes larmes?  Comme je suis plutôt terre à terre, j’ai fait des calculs.  Ben oui!  J’ai calculé les jours de mon compagnon qui me procuraient un immense bonheur moins les jours d’inquiétudes moins les jours de réels malheurs.

Voici ma conclusion; cas étudié Chloe ma Yorkshire décédée à 14 ans.

Je l’ai sortie d’une usine à chiots à l’âge de 4 ans.  Elle a donc passé 10 ans avec moi. On a passé 3650 jours ensemble de pur bonheur.  La dessus, mes jours de crainte se situe à 10 jours.  Je m’inquiétais si elle ne mangeait pas assez à mon goût (ça m’appartient et je m’inquiétais fort probablement pour rien).  Je me demandais si elle était heureuse maintenant en pensant à ce qu’elle avait vécu.  Encore une phobie toute humaine mais le chien lui, ne se pose pas ce genre de questions.  Il vit ici et maintenant!  À la fin de sa vie, j’ai crains pour sa santé.

Si je fait le décompte, j’ai passé 3640 jours de bonheur ou j’ai profité de son amour inconditionnel, de sa fidélité et de son désir de me faire plaisir.  Oui, oui, nos animaux se donnent comme objectif de nous faire plaisir et de nous rendre heureux.  Tout un mandat qu’ils se donnent!  Il y a certainement eu 1500 rires francs pour des pitreries sans compter les 2000 heures d’attendrissement.  Avez-vous pensé aux 600 heures de réconfort quand on ne se sent pas bien?  Une truffe tiède dans un cou meurtrie. Faut pas oublier les milliers d’heure de battements de queue pour nous laisser savoir que tout va bien!

Oui, j’ai choisi de pleurer.  J’ai choisi de vivre de magnifiques moments avec mon chien même si ça ne dure pas toujours.  Je suis heureuse d’être SON toujours parce que sa vie est son toujours.

Est-ce que les larmes que j’ai versés valaient 3640 jours de bonheur?  Définitivement!  J’ai parlé de Chloe mais j’en ai eu plein d’autres.  J’ai certainement à mon actif 10 950  jours de bonheur avec mes chiens.

Je préfère les pleurer que de ne jamais les avoir eu dans ma vie alors, oui, j’ai choisi de pleurer et je vais pleurer encore pour 10 000 jours de bonheur!

Si la cigogne existait!

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 8:02 on Mercredi, novembre 11, 2015

S’il était vrai que les bébés venaient des cigognes, est-ce que tous nous verrions le monde différemment?  Je suis une femme, blanche, libre et je vis dans un pays démocratique ou ma voix est entendue parce que je suis née de parents qui m’ont ouvert le chemin.  Élevés dans la religion catholique, ils ont choisis de ne pas suivre les règlements de l’homme de cette religion et de nous donner une éducation centrée sur l’amour et le respect d’autrui.  Cette éducation m’a permise d’accepter les différences, d’apprécier le “Moi suprême ” en chacun de nous.  Tous les êtres ont du bon, c’est ma croyance la plus forte.

Si ma cigogne avait choisi de me déposer dans un pays islamique, opresseur et endoctriné…  Je serais une femme brimée et je serait peut-être une “kamicaze” qui accepterait de tuer pour ma religion.  Je m’adresse à toi qui tue pour une idéologie.  Comment apprécierais-tu que mes convictions décime ta famille?  Comment pourrais-tu vivre avec mes idées personnelles et préconçues?  Je te détesterais parce que tu ne “fit” pas dans mon moule.

Si ma cigogne choisissait ma race, mes croyances et ma capacité d’être ouverte vers le monde, elle me donnerait toutes les capacités d’être un bel et bon humain, sinon,  je crois qu’elle me larguerait au dessus de l’océan.  Cette cigogne croit que l’humain est bon sinon comment pourrait-elle travailler sans relâche pour des êtres pourris?

Malheureusement cette cigogne n’existe pas!  J’ai eu la chance de naître dans un monde aimant et tolérant.  J’ai eu le bonheur de faire des choix mais ces choix ont toujours été en accord avec la vie.  Je suis tentée de vous détester mais je crois que vous êtes juste pauvres.  Pauvres d’amour, de reconnaissance et de capacité d’appréciation.

Si mon message est partagé et compris ne serait-ce que pour une seule personne qui vit dans cet enfer, j’en serais très heureuse.  Malheureusement, je crois que tous ceux qui me lisent ont cet amour de l’humain et que ceux qui ont une âme gangrenée n’ont rien à foutre de mon écrit.

Le choux, lui, refuse de sortir de terre pour mettre au monde des êtres plein de malices….

Tolérance tu dis?

Classé dans : Je m'assume! — bloguedefrancine at 10:19 on Mercredi, janvier 7, 2015

C’est quoi la tolérance?  Universellement je ne sais pas.  Je suis Ignare des us et coutumes de tous et chacun.  Ce que je sens et comprends du mot tolérance tel que décrit dans le Larousse «  Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres »  Ce mot ne devrait pas être suivi invariablement du mot équité tel que défini encore dans le Larousse « Qualité consistant à attribuer à chacun ce qui lui est dû par référence aux principes de la justice naturelle ». 

 

On est tolérant quand on accepte que le ti-gars pas bon au soccer joue dans notre équipe.  On tolère que quelqu’un pas vite vite aie besoin de plus d’explications dans nos réunions de « brain storming » au bureau.  Ce genre de tolérance nous offre de belles surprises.  J’accepte qu’on jeûne au Ramadan.  Je suis très à l’aise avec la décision de ma collègue, témoin de Jéhovah, qui refuse de signer une carte d’anniversaire parce que ça ne fait pas partie de ses croyances.  Soit!

Il y a deux lettres entre la tolérance et l’impensable.  Deux lettres simples, innocentes qui peuvent changer la vie de quelqu’un et ces deux lettres ont même le pouvoir de changer la vie d’un peuple.  IN.  Oui IN, ces lettres rendent certains hommes fous.  L’intolérance à sens unique fait que tous ceux qui acceptent les différences peuvent être ciblés par ces castrés de l’esprit.  Ces prisonniers d’un monde sans lendemains croient qu’un futur n’est possible que par leur croyance.  La croyance n’est en fait que de croire à l’existence de quelqu’un ou de quelque chose, à la vérité, d’une doctrine. 

 

Je suis croyante!  Je crois aux possibilités de l`être humain.  Je crois qu’il y a des bons et des méchants mais la publicité faite aux méchants les place au premier rang mais je veux croire que les bons l’emportent toujours. 

Qu’est-ce que la vendetta d’aujourd’hui contre Charlie a tué?  Ma sympathie pour les mouvements Islamistes (déjà ébranlée), ma confiance face à la tolérance de ces extrémistes bourrés de haine, ma foi en l’humanité portant voile et jugements.  Je me suis surprise à porter un jugement (en dedans) contre le Arabes islamiques en général.  Je me suis parlé mais un petit doute persistait! Je dois vous avouer qu’en fait, j’ai une religion.  Peu importe les demandes de nos Dieux, j’essaie d’aimer, de comprendre et d’être tolérante face à MES différences (les différences se comparent à nous) car tout est relatif. Il y a MA vérité, TA vérité et LA vérité.  Une chose est certaine, aucuns Dieux ne souhaitent la mort….Si oui, ce Dieu est un Tiran, un être à l’opposé de ce que doit être un Dieu empreint d’amour et de compassion pour tous les êtres vivants.  Est-ce que j’ai raison de croire à l’humain?

Là j’ai un gros doute!

Se mettre belle?

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 8:30 on Mardi, novembre 4, 2014

Écrire sur un blogue c’est comme publier des photos.  On se découvre et laisse voir qui nous sommes.  Vrai ou faux?  En fait c’est de montrer notre portrait avec un maquillage soigné pour intéresser la galerie.  Je lis des blogues où la madame est toujours contente. Pffff foutaise!

Moi, je ne suis pas toujours contente et maquillée.  J’ai mes travers vous savez!  Des jours je suis d’une humeur massacrante et Je suis à quelques poils de ressembler à Ben Laden.  Allez tous le monde, dans la tranchée!  Y a eu un temps où je pouvais mes cacher derrière les symptômes prémenstruels mais là, même pas! Je suis capable de virer quelqu’un sur la doublure pour pas grand-chose.   Bon ok, la ménopause, ça pourrait expliquer.  Mais non, je suis exécrable tout simplement.  Je suis chicaneuse, je conteste et je critique. Heureusement pas tout le temps, des fois!

Pourquoi je fais ça?  Hummm! Je pense que je suis tannée d’être la bonne fille qui ne dit jamais rien, celle qui s’excuse après qu’on lui ait marché sur le pied.  C’est tellement emmerdant d’être  celle qui comprend!  C’est une révolution contre tous les ambitionneux, ceux qui croient que tout leur est du!

Ne faites pas le 911, je sais me contrôler.  Je suis une personne empathique, généreuse et avec un cœur gros comme ma bedaine après un bon repas mais j’ai la mèche plus courte que jadis.  N’ayez pas peur, gens de bonne volonté!  Jamais je ne serai explosive avec vous.  Pour les autres, attention!

Désolée pour ceux qui me croyaient parfaite mais l’imperfection est tellement confortable!  Je souhaite que chacune qui vit une situation déplaisante se lève et soit exécrable.  Même juste une fois, c’est ce qui replacera les gens qui ambitionnent!

Allez, debout bataillon, les gens trop gentils ont besoin de vous!crayon.png

La vie, cette artiste qui sculpte

Classé dans : Je m'assume! — bloguedefrancine at 7:43 on Mardi, novembre 4, 2014

La dernière fois que ma petite-fille est venue à la maison, elle était assise à côte de moi à la table.  Elle me regarde, me fixe un peu et me dit. « Mamie tu es vieille, tu es frippée ».  Du haut de ses 6 ans, elle me plaquait un miroir sous le nez.  Pas question ici de demander « miroir, miroir, dit moi qui est la plus belle! ».  Sur le coup, une pointe de mécontentement et un soupçon de chagrin m’a habité.

J’ai réfléchi à son commentaire et je me suis apaisé. J’ai eu envie de lui dire que la vie sculpte notre histoire sur notre visage pour qu’on se souvienne du chemin parcouru.  Tu vois ma belle, les sillons dans mon front expriment l’inquiétude.  Quand ta mère était malade, qu’elle ne respectait pas l’heure d’entrée ou faisait des mauvais choix, j’étais morte d’inquiétude.  Je fronçais le front en espérant le meilleur.

Les parenthèses chaque côté de ma bouche sont la marque de fous rires, de grimaces et de bons moments. Ils démontrent que la vie peut apporter plein de petites joies.  Tu en es aussi responsable ma belle, par toutes tes pitreries, ta démarche mal assurée et tes affirmations surprenantes pour une petite fille de ton âge.  Comme j’ai souri et que je souri encore…

Mes yeux? Là, ça se corse.  Des rires, des sourires, des larmes… Des larmes de grands chagrins mais des larmes de joie aussi.  C’est plus complexe parce que les yeux sont des fenêtres sur l’âme.  Tu peux y voir tous mes bonheurs et mes peines mais chacune de ces crevasses m’a apporté un cadeau.  Toutes m’ont fait grandir! Faut pas se leurrer petite, la jeunesse éternelle me plairait bien mais jamais au grand jamais je ne changerais une de ces marques.  Elles sont comme une épitaphe qui raconte mon chemin.

Je remercie ton innocence qui met sous mon nez ce miroir qui me fait apprécier le parcours de ma vie.

Je t’aime petite coquine! xxxgrand-mere.jpggrand-mere.jpg 

Le miroir

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 5:44 on Jeudi, août 14, 2014

La mort de Robin Willams nous a tous touché d’une façon ou d’une autre.  Certains ont vu le Peter Pan de leur enfance.  D’autres le médecin qui les a fait se bidonner.  Moi j’y ai vu un miroir!

Chacun de vous connaissez, de près ou de loin, une personne ayant des problèmes de santé mentale. Un humoriste que vous aimez, une animatrice que vous appréciez? Mais encore…

Ces gens ont le pavé pour étaler leur désarroi, vous ne jugez pas et vous leur pardonnez parce qu’ils ont du succès.  Tout près de vous se cachent des gens apeurés d’être jugés et rejetés. Ils font partie de votre quotidien mais gardent comme dans un coffre du Titanic, leur secret.  Si vous les connaissez, vous êtes en mesure de les aider.  Combien de gens qui gravitent autour de vous en sont atteints et que vous l’ignorez?  On parle plus facilement d’un cancer!

Notre société qui se vante pourtant d’être évoluée, associe encore maladie mentale à la faiblesse.  Monsieur Robin Williams n’est-il pas un bon exemple d’un homme doué, intelligent et plein de ressources?  Il avait du talent, du travail à profusion, une famille, tout pour être heureux.  Il avait aussi un coin sombre gorgé d’un mal être, une souffrance omniprésente qui, tel un virus mangeur d’âme, l’handicapait.

J’ai été attristée par la nouvelle de sa mort car j’aimais cet homme mais son geste a déposé un baume sur les plaies de milliers de gens jugés injustement.  Combien ont perdu un ami, un conjoint, une famille ou un emploi à cause de la dépression?  Je n’ai pas de statistiques, juste un vécu…

J’espère que son geste réveillera ne serait-ce qu’une poignée de personnes qui au lieu de juger, prêteront attention à un proche atteint d’une maladie mentale.  Il suffit quelques fois, que d’une main sur une épaule…

J’ai l’don

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 4:52 on Mercredi, juillet 23, 2014

Y’en a qui ont le bonheur facile ou le vin triste, on dit ça. On utilise plein d’expressions qui étiquettent des chemins de vie.
Mon étiquette à moi?
J’ai l’don! J’ai l’don de dire ce qu’il ne faut pas dire. Le don de me mettre les pieds dans les plats ou me trouver dans une situation ridicule…
Au salon funéraire devant un gars qui vient de perdre sa mère et sa grand-mère, tuées par un gars saoul, tu as la brillante idée de demander « comment ça va? ». T’attends même pas la réponde. Tu te rentre la tête entre les épaules pis t’espère qu’il soit un tantinet sourd et que ça va passer dans l’beurre.
Une copine te raconte avoir accepté pour la troisième fois que son chum alcoolo et violent revienne. Tu lui dis le plus sérieusement du monde de ne pas s’en faire. T’en connais plein de cruches comme ça qui l’ont fait. T’attends pas la réplique, tu tousse comme une pâmée pour qu’elle t’offre un verre d’eau et oublie le fil de la conversation.
Tu offres ta place dans le métro à une femme enceinte en lui disant « c’est pour quand »? Pour quand quoi? dit-elle… Elle est juste grosse! Merde, t’attends même pas la riposte, tu descends à la prochaine station pis tu patientes jusqu’au prochain métro qui te mènera peut-être vers un autre moment de malaise.
Non seulement je suis spontanée mais j’ai l’don!

Cabotin (avril 1992)

Classé dans : Je me questionne! — bloguedefrancine at 4:21 on Mercredi, juillet 23, 2014

J’ai envie de coucher sur papier mes souvenirs.
Les roses et les noirs, ceux qui m’ont faite comme je suis.
Les mots se bousculent, s’entassent et restent dans ma tête.
Tout ce que je ressens fait une grosse boule qui presse mon cœur.
Ma main ne répond plus et s’affole.
Mon crayon se fait cabotin

Tiens, il dessine et le voilà qui obéit enfin!
Je lui demande d’écrire et il veut bien.
Écrire quoi?
Mon crayon devient piteux de ne pouvoir dépeindre mes émotions.
C’est l’anarchie.
Chacun fait ce qu’il veut.
Mon cœur pleure, ma tête essais d’en faire un poème, et ce crayon qui dessine encore et encore et toujours …

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